Histoire

En 1974, un groupe de bénévoles montréalais est à la recherche de ressources pour venir en aide aux femmes itinérantes et sans abri du centre-ville de Montréal. Regoupés sous le nom de Comité des femmes sans abri, ces bénévoles découvrent l’étendue du phénomène et les conclusions sont alarmantes.

On réalise, entre autres, l’absence de ressources et de possibilités pour les femmes seules, démunies et victimes d’une crise psychosociale. Il devient de plus en plus urgent de créer une ressource d’hébergement. Le comité apprend, en 1976, que les Soeurs Grises de Montréal sont disposées à offrir du personnel et des ressources matérielles pour répondre aux besoins des femmes en difficulté.

En effet, le 12 avril 1977, les premières femmes sont accueillies dans les lieux mêmes de la Maison Marguerite de Montréal nommée en l’honneur de la fondatrice de la congrégation des Soeurs Grises, Marguerite D’Youville.

Les femmes hébergées ont toutes en commun d’être sans abri et sans ressources financières.

Les raisons qui les amènent sont variées et présentent toujours un caractère d’urgence sociale. Aux problèmes d’itinérance de ces femmes qui cherchent gîte et réconfort, s’ajouteront rapidement des problèmes de violence, de santé mentale et de toxicomanie.

La durée moyenne de séjour des femmes accueillies augmente et les interventions deviennent de plus en plus complexes. Au début des années 1980, la Maison reçoit ses premières subventions de l’État qui reconnaît ainsi la contribution de l’oeuvre aux services publics de santé et des services sociaux. Depuis 1984, la Maison Marguerite reçoit également un soutien financier annuel de Centraide du Grand Montréal pour la création et le maintien du programme de bénévolat.

Puis en 2007, La Maison Marguerite se voit dans l’obligation d’occuper d’autres locaux. C’est ainsi que l’aménagement dans un nouvel immeuble permet l’amélioration de ses services par l’instauration de
18 chambres individuelles pour de l’hébergement à court terme  et de
18 studios pour de l’hébergement à long terme. Ces nouveaux locaux permettent également de faire un suivi posthébergement auprès des femmes.